Fiche 4 La politique de bien-être au travail

La politique de bien-être au travail fait partie de la gestion globale de l’association ; l’adhésion de tous - des travailleurs à la direction - se révèle nécessaire.

Version pdf Fiche 4

Les acteurs étant campés dans la fiche 3 nous pouvons mieux appréhender les rôles et responsabilités de chacun ainsi que les actions prioritaires.

Tout employeur doit élaborer une politique de bien-être au travail [1], réalisée en concertation avec la hiérarchie, le SIPP, le CPPT s’il existe ou à défaut la DS ; ou à défaut encore, avec tous les travailleurs.

Le Conseil d’administration de l’ASBL devrait donc établir une déclaration de politique de bien-être au travail, qui marque son engagement et celui de la direction.

Ce document contiendra les principes et les objectifs clairs et adaptés (qui tiennent compte de la taille de l’association et de la nature des activités). Ces objectifs seront formulés à partir de l’analyse des risques globale de l’association et des mesures de prévention qui en découlent, en répondant aux principes de prévention et en collaboration avec les travailleurs.

Pour mettre en place une gestion de la santé et de la sécurité, trois valeurs sont essentielles : les personnes, la transparence et le dialogue social.

Améliorer les conditions de travail et préserver la santé et la sécurité impliquent l’engagement de l’employeur, de la ligne hiérarchique et des travailleurs (l’adhésion de ceux-ci à la mise en place d’une gestion des risques est une condition nécessaire à son bon déroulement).

La transparence repose sur des objectifs clairs, un engagement et une action au quotidien du gestionnaire ; mais aussi sur une prise en compte de la réalité des situations de travail au moyen d’une analyse de l’activité ; et enfin sur une communication « santé et sécurité » adressée à toutes les personnes concernées [2].

Gérer la santé et la sécurité au travail a des avantages multiples. Pour les travailleurs, cette gestion a un impact sur leurs conditions de travail et sur les relations sociales au sein de l’institution, et donc elle agit sur la satisfaction au travail, la qualité du service, etc. Par ailleurs, pour l’organisme, gérer la santé et la sécurité permet de limiter les coûts directs et indirects en cas d’accident du travail et de maladie
professionnelle.

Au vu des caractéristiques propres aux petites structures, leur gestion des risques professionnels, de la santé et de la sécurité doit privilégier la transmission des informations basées sur l’expérience. Elle doit être appréhendée non seulement de manière légaliste, mais aussi et surtout de façon préventive, afin d’être bénéfique pour les travailleurs et pour l’association.

La démarche participative dans les petites structures permet d’aborder les problèmes les plus évidents par le biais des connaissances de terrain. L’élaboration d’une politique de bien-être sur papier (Cf. fiche 4.1.1.) ne constitue toutefois pas le seul but en soi ; elle doit en effet être transposée dans la pratique et expliquée.

La « théorie de l’iceberg » [3] met en évidence que les coûts indirects : les frais médicaux de premiers soins ou de transport, le salaire du premier jour de l’accidenté à charge de l’entreprise, les indemnités, les frais de gestion (remplacements, heures supplémentaires), la perte de production, les retards, les frais administratifs – représentent, en moyenne, quatre fois les coûts directs (cotisations de l’association à la sécurité sociale pour le Fonds des accidents du travail et le Fonds des maladies professionnelles.

[1Les obligations générales de l’employeur figurent à l’AR du 27 mars 1998. Cf. fiche 4.1 le système dynamique de gestion des risques

[3Selon Heinrich, du Bureau International du travail