Fiche 10.5. Ambiances thermiques

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La température sur le lieu de travail peut être d’origine climatique ou technologique. Pour l’évaluer, l’analyse de risques doit tenir compte de plusieurs facteurs : la température de l’air (°C) ; l’humidité relative de l’air (%) ; la vitesse de l’air (m/s) ; le rayonnement thermique (dû au soleil ou aux conditions technologiques ; la charge physique de travail (l’énergie à développer par seconde pour accomplir un travail, calculée en watts) [1] ; les méthodes et équipements de travail ; les vêtements de travail et les équipements de protection individuelle (EPI) ; et enfin, la combinaison de l’ensemble de ces facteurs [2]. Dans le cadre de l’analyse des risques, l’employeur évalue les ambiances thermiques et, si nécessaire, les mesures à prendre.

L’analyse des risques doit également tenir compte de l’évolution de ces facteurs au cours de la durée du travail, des circonstances de travail variant fréquemment, et des variations saisonnières. A partir de cette analyse, des mesures de prévention devront être prises et, en cas de conditions extrêmes, la surveillance médicale annuelle sera requise.

Une surveillance de la santé est, en effet, effectuée avant que le travailleur ne soit mis au travail (et est répétée annuellement) dans les cas suivants : lorsque les travailleurs sont exposés régulièrement au froid pour des raisons technologiques ; quand la température est inférieure à 8 °C ; lorsque les valeurs d’action ne sont pas respectées (l’arrêté royal du 4 juin 2012 indique des valeurs d’action minimales et maximales) :

Si ces valeurs sont transgressées, l’employeur doit prendre deux types de mesures :

  • Techniques, en agissant sur les facteurs énoncés plus haut (température de l’air, humidité, etc.), par exemple en installant des ventilateurs.
  • Organisationnelles, en diminuant la charge de travail, en changeant de méthode de travail, en limitant la durée et l’intensité de l’exposition, en adaptant les horaires, en fournissant des vêtements de protection, en mettant gratuitement à disposition des boissons chaudes ou froides.

Tout cela afin de prévenir ou de limiter au minimum l’exposition au froid ou à la chaleur, et les risques qui en découlent.

[1Pour un travail en continu de 8 heures, la charge physique peut être qualifiée de : très légère (moins de 117 watts),
légère (117 à 234 watts), moyenne (235 à 360 watts), lourde (361 à 468 watts) et très lourde (plus de 468 watts)

[2A.R. du 4 juin 2012 (M.B. 21 juin 2012)