Fiche 10.2. Agents biologiques – Classification suivant le degré de risque

Version pdf Fiche 10.2

Les agents biologiques sont classés en quatre groupes de danger en fonction du caractère pathogène du micro-organisme, de la facilité avec laquelle il se propage dans la collectivité, de la gravité de la maladie qu’il peut provoquer, de la disponibilité de mesures préventives efficaces, et de la possibilité d’un traitement médical.

Les niveaux de confinement ainsi que les mesures de prévention sont fonction du degré de danger lié aux agents biologiques.
« Si l’évaluation montre qu’il n’y a qu’un risque d’exposition à des agents biologiques du groupe 1 et qu’il n’y a pas de risque identifiable pour la santé des travailleurs, l’employeur doit appliquer les principes de bonne sécurité et d’hygiène du travail. En cas d’exposition à des agents biologiques des groupes 2, 3 ou 4, les mesures se rapportent à la formation et l’information, aux règles d’hygiène, aux procédures opérationnelles, au confinement physique et à la surveillance médicale » [1].

Afin de prévenir les risques biologiques, plusieurs moyens existent : équipements de protection individuelle (gants, blouse, masque), écran de séparation, vaccination contre les maladies, etc.

En ce qui concerne les vaccinations, le Fonds des maladies professionnelles (FMP) rembourse les vaccins pour certains groupes qui, dans l’exercice de leur profession, courent un risque plus élevé de contracter certaines maladies professionnelles [2].

En effet, les personnes qui courent un risque accru de contracter les hépatites A et B dans l’exercice de leur profession peuvent demander le remboursement d’un vaccin auprès du Fonds des maladies professionnelles. Ce vaccin est remboursé automatiquement pour : le personnel des services hospitaliers et des cabinets médicaux et paramédicaux ; les laboratoires où sont analysés du sang ou des produits biologiques susceptibles d’être infectés par le virus (biologie clinique, anatomopathologie, oncologie ; les étudiants en médecine, dentisterie et professions paramédicales ; le personnel des cabinets dentaires ; le personnel des lavoirs attachés à des établissements de soins.

Le vaccin contre l’hépatite est également remboursé si le contact régulier et non fortuit avec du sang ou des produits biologiques dans le cadre de ses activités professionnelles peut être prouvé. Ce qui peut être le cas notamment pour : le personnel des services traitant des maladies de longue durée et le personnel des maisons de repos et de soins (MRS) ; les institutions pour personnes handicapées et d’enseignement spécial ; les infirmiers/infirmières et puériculteurs/puéricultrices de l’enseignement de jour ; les aides familiaux/familiales ; les entreprises de travail adapté où travaillent des personnes handicapées mentales ; les crèches ; es psychologues travaillant dans les centres de thérapie individuelle ; les travailleurs des laboratoires non cliniques et les étudiants qui y font un stage lors duquel ils sont en contact avec du sang humain ou avec des produits biologiques, tels que des laboratoires de biologie, de biotechnologie, de génie génétique ; les travailleurs dans les lavoirs traitant le linge d’établissements de soins.